La Ville de Carcassonne a multiplié par 4 le nombre de caméras de vidéoprotection
Sources:www.csfpt.org/.../1348235217Progprventiondanslesterritoiresruraux4oct
Résumé: Ce court document pour une journée d'échange sur l'insécurité nous amène à dire qu'une des solutions a ce sentiment d'insécurité est la communication avec les forces de l'ordres et entre particuliers.
Sources: http://www.iau-idf.fr/detail/etude/insecurite-en-territoires-periurbains.html
Auteurs: Tanguy Le Goff et Virginie Malochet
Résumé: Dans cette présentation ( Résumé d'étude) les deux auteurs transcrivent, condensent les informations présent dans un rapport des mêmes personnes sur l'insécurité en territoire péri-urbain.
Dans une circulaire du 22 juin, le ministre a annoncé aux préfets sa volonté d'"étendre la mise en œuvre du dispositif" en leur demandant de "promouvoir le concept". Le but : faire diminuer, "dans les quartiers, les lotissements ou les zones pavillonnaires", les "cambriolages, démarchages conduisant à des escroqueries, dégradations et incivilités diverses" grâce à des habitants interlocuteurs privilégiés de la police ou de la gendarmerie.
Le ministre va jusqu'à envisager de transformer les volontaires en "collaborateurs occasionnels du service public". Ce statut, autorisé dans le domaine de la sécurité par la Loppsi 2 du 15 mars, rend possible une rémunération.
"CLIMAT DE DÉLATION"
Dans le Haut-Rhin, département pilote, le préfet avait, dès novembre 2010, lancé l'expérimentation dans cinq communes : Ribeauvillé, Lutterbach, Cernay, Soultz et Altkirch. Des communes rurales, mais pour la plupart situées dans l'orbite de Mulhouse. Neuf mois plus tard, personne n'a donné suite. Dès le 7 novembre, un seul couple se présente à la première réunion, à Soultz (7 400 habitants). A Lutterbach (6 150 habitants), le maire (divers droite), André Clad, a organisé des réunions dans deux quartiers. Résultat : "Nous n'avons pas eu de volontaires." Il hésite. "Le problème, c'est que les gens ont eu peur d'un climat de délation. Il y a le souvenir de la dernière guerre…"
Une inquiétude qui a freiné également le maire (UMP) d'Altkirch (5 900 habitants), Jean-Luc Reitzer. Lorsqu'il a présenté le projet à son conseil municipal, "le fait de quadriller la ville, de désigner par quartier des responsables, a rappelé des pratiques qu'on aimerait oublier. Ça a choqué". "Et puis qui choisir, comment éviter la subjectivité des référents ?", ajoute-t-il. Le responsable du programme au groupement de gendarmerie du Haut-Rhin, le capitaine Michel Di Girolamo, reconnaît que le "contexte" alsacien, avec le souvenir de la guerre, a plombé la mise en place du dispositif.
D'autant que les maires des cinq communes pilotes ont découvert tardivement qu'ils avaient été choisis. M. Clad n'avait pas fait de demande. Il s'explique le choix de son village par les "bonnes relations" entretenues avec la gendarmerie… Des échanges qui rendent justement, à son sens, tout "dispositif particulier" inutile.
EXEMPLES BRITANNIQUE ET AMÉRICAIN
A Altkirch, M. Reitzer n'était pas volontaire non plus, même s'il apprécie la "sollicitude" de la préfecture, alors qu'il signalait depuis quelques mois aux autorités quelques "soucis" : incivilités, vandalisme de "petits groupes de jeunes qui insultaient les passants, squattaient les espaces verts et la gare". Finalement, l'épisode a été un "petit aiguillon" pour trouver une voie différente : la commune a réorganisé sa police municipale. Grâce à deux emplois aidés, des rondes de nuit ont été instituées.
A l'autre bout de la France, dans les Hautes-Pyrénées, le préfet a aussi fait le métier. De Bagnères-de-Bigorre à Argelès-Gazost, il a défendu "une implication plus importante" des habitants dans leur propre sécurité, devant des salles parfois clairsemées. A Tarbes, la réunion du 6 juillet dans le quartier de la Gespe s'est bien passée, raconte Roger Calatayud, adjoint au maire (UMP) chargé de la sécurité. Elle n'a pas pour autant abouti à l'élaboration d'un protocole, recommandée par le ministère, ou à la mise en place des "référents" : "Ça n'a pas été jugé utile."
La participation citoyenne, inutile ? Pour Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat Unité-SGP-Police (majoritaire), c'est surtout un "copié-collé des exemples britannique et américain qui ne correspond pas à la mentalité française". Le ministère cite d'ailleurs, dans la circulaire du 22 juin, "le “neighbourhood watch” mis en œuvre depuis de nombreuses années aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne".
"CE N'EST PAS TRANSPOSABLE PARTOUT."
Dans la Drôme, citée en exemple par le ministre, la préfecture défend un dispositif "très localisé" et affirme ne pas vouloir "gonfler" la réussite affichée. De fait, sept communes ont appliqué la mesure, dont deux – Donzère, la ville du ministre de l'énergie, Eric Besson, et Loriol – avec un certain succès, selon l'intérieur, qui fait état d'une baisse des cambriolages de 42% à Donzère et de 20% à Loriol en 2010.
Le lieutenant-colonel Philippe Talucier, numéro deux du groupement de gendarmerie de la Drôme, insiste : "Ce n'est pas transposable partout." Seuls des quartiers pavillonnaires, constitués de résidences principales et habités par au moins quelques retraités ou femmes au foyer, pour assurer une "présence dans la journée", ont été sélectionnés. Petit plus, l'existence préalable d'une certaine "cohésion". D'ailleurs, la gendarmerie préfère parler de voisins "solidaires" plutôt que "vigilants".
Une mairie de gauche s'intéresse, prudemment, au dispositif. A Romans-sur-Isère, le maire (PS), Henri Berthollet, discute avec la préfecture : au premier semestre, les cambriolages ont été multipliés par deux et les vols avec effraction par 3,4 par rapport à 2010. "Nous serons attentifs à ne pas faire émerger des personnes déjà surattentives, voire paranoïaques", assure le directeur de la tranquillité publique, Philippe Pourtier. Lors d'une première réunion avec le commissaire, la mairie a insisté : surtout, pas de délation…
Sources: Le Monde(société).fr du 04 août 2011 par Laurent Borredon
Adresse de l'article: http://www.lemonde.fr/societe/article/2011/08/04/l-operation-voisins-vigilants-ne-fait-pas-recette_1556008_3224.html
Violences aux personnes, vols de voitures, atteintes aux biens, violences physiques crapuleuses, cambriolages: L'Express a retenu 5 indicateurs pour établir son baromètre de la délinquance dans les quelque 37 000 communes françaises, qu'elles dépendent de l'une des 408 circonscriptions de sécurité publique (CSP, où intervient la police nationale) ou de l'une des 379 compagnies de gendarmerie (CGD). Vous pouvez consulter ce classement, réalisé avec l'aide de la société OpenDataSoft, par type d'agression, département, zone de police ou de gendarmerie ou, tout simplement, en tapant le nom de votre commune. Attention: les communes d'une même zone police ou d'une même zone gendarmerie ont le même classement (ainsi, Bobigny et Noisy-le-sec, qui dépendent toutes deux de la CSP de Bobigny ont-elles, comme toutes les communes qui en dépendent, le même taux de violence et la même place dans le palmarès). Les zones (police ou gendarmerie) classées "1" sont les zones les plus sûres. Bonne recherche!
L'Express propose ici un état des lieux de la sécurité en France en 2012. Cinq grands indicateurs ont été retenus : les violences aux personnes, les atteintes aux biens, les violences physiques crapuleuses, les cambriolages et les vols d'automobiles. Pour chacun de ces domaines, nous avons passé au crible l'ensemble du territoire, et mis en évidence les villes et les secteurs plus ou moins sûrs, en zone police comme en zone gendarmerie.
Zones touristiques, zones à risques
Le baromètre traite donc les données des 408 "circonscriptions de sécurité publique", la maille la plus fine de l'organisation policière, et des 379 "compagnies de gendarmerie départementales", leur équivalent chez les képis. Généralement, les circonscriptions de sécurité publique (police) ne comprennent que les villes en elles-mêmes et les communes les plus proches.
A l'inverse, les zones dites "gendarmerie" ne couvrent que rarement leur commune de rattachement. Par exemple, la compagnie de gendarmerie d'Orléans ne couvre pas la ville, ni ses voisines directes, qui dépendent de la police, mais toutes les communes de l'arrondissement d'Orléans situées en dehors de l'agglomération.
La forte présence des zones touristiques dans le bas de ce classement mérite elle aussi une explication. Dans ce dernier cas, les données de la délinquance sont en quelque sorte "faussées" car elles sont calculées par rapport au nombre d'habitants réels du secteur en question et non par rapport à la population de passage (impossible à évaluer), ces milliers de touristes qui sont pourtant les premières victimes de cette délinquance. Les chiffres concernant ces zones-là sont donc à prendre avec prudence, du moins à relativiser.
Les violences aux personnes
Ce type de violences est officiellement regroupé sous l'appellation "atteintes volontaires à l'intégrité physique" par l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. Cet indicateur est sans doute celui qui exprime le mieux l'insécurité ressentie par la population, car il recense des délits du quotidien, telles que les petites agressions pour voler un portable ou un collier en or.
Sources: L'hebdomadaire L'express
Adresse: http://www.lexpress.fr/actualite/societe/insecurite-le-palmares-des-villes-de-france_1300974.html
Résumé: L'article du journal L'express daté du 20 novembre 2013 présente le palmarès des villes française en matière d'insécurité. Une explication sommaire de ces chiffres et des causes de l'insécurité dans certaines ville est faite aux lecteurs.
Les zones urbaines sensibles (ZUS) sont des territoires infra-urbains définis par les pouvoirs publics pour être la cible prioritaire de la politique de la ville, en fonction des considérations locales liées aux difficultés que connaissent les habitants de ces territoires.
La loi du 14 novembre 1996 de mise en œuvre du pacte de relance de la politique de la ville distingue trois niveaux d'intervention :
- les zones urbaines sensibles (ZUS) ;
- les zones de redynamisation urbaine (ZRU) ;
- les zones franches urbaines (ZFU).
Les trois niveaux d'intervention ZUS, ZRU et ZFU, caractérisés par des dispositifs d'ordre fiscal et social d'importance croissante, visent à répondre à des degrés différents de difficultés rencontrées dans ces quartiers.
Sources: Insee
Adresse de la définition: http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/zone-urbaine-sensible.htm
Les villes et agglomérations urbaines, désignées aussi sous le terme unique d'unité urbaine, dont la délimitation est fondée sur le seul critère de continuité de l'habitat, peuvent être constituées :
- de deux ou plusieurs communes, c'est-à-dire d'une ville-centre et de sa banlieue (exceptionnellement de plusieurs villes-centres), sur le territoire desquelles une zone agglomérée contient plus de 2 000 habitants ; une telle unité urbaine porte alors le nom d'agglomération multicommunale ;
- d'une seule commune, dont la population agglomérée compte au moins 2 000 habitants ; une telle commune est dite ville isolée ou plus communément ville.
Une première délimitation des villes et agglomérations urbaines a été réalisée à l'occasion du recensement de 1954. De nouvelles unités urbaines ont été constituées lors des recensements de 1962, 1968, 1975, 1982, 1990 et 1999.
Sources: Insee( Institut National de la Statistique et des Etudes Economique)
Adresse de la définition : http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/ville.htm